Hommage
Tchoun, samedi soir, nous avons fêté ensemble et comme il se doit tes 31ans…Samedi soir, c’était la nuit des étoiles filantes…Je trouve que ton passage en ce bas monde aura été bien trop fugace…comme une étoile filante qui traverse le ciel une nuit claire et estivale…
En rentrant dimanche soir de Poulseur, j’en ai encore aperçue une et j’ai fait le vœu que jamais tu ne regrettes ton choix de là où tu te trouves…Comme l’astre qui déchire l’horizon le temps d’une seconde, tu as marqué ma vie, tu as marqué nos vies…C’est certainement la lumière qu’elles dégagent et leur rareté qui font des étoiles filantes des merveilles…Oui, davantage que les autres, tu étais unique…à part…exceptionnelle…un phénomène !
Charismatique, belle, « drôlissime », hyper-sociable, intelligente…personne ne pouvait rester indifférent ! Ton seul drame en ce jour de deuil fut sans doute d’avoir été trop « entière »…Il n’y avait pas de demi-mesure et peut être trop peu de concessions...mais en amitié, c’est la meilleure chose qui puisse être…ta sincérité, ton franc-parler n’ont jamais fait défaut…tu étais là- quoi qu’il arrive…tu as été fidèle durant ces très longues années…je te remercie pour ça…pour tout ça…
Je ne pourrais jamais compter le nombre de souvenirs communs en 22ans…tu étais ma plus chère amie d’enfance- ma plus vieille « couguar » ! ... et ton rire me manque déjà…
Aujourd’hui, je repense à ton sourire avec ta dent coquine…au papillon de nuit kamikaze qui a failli t’éborgner…je repense à nos virées à deux roues congelées à 7 heures et demie du matin…je repense à l’oreille cassée…je repense au théâtre… je repense au shoot-photo…je repense au basket…je repense à ton premier tatouage…je repense à tes délires amoureux…je repense à ton premier amour et à ta peine déjà inconsolable…peut être aurais-je dû apercevoir la faille…je repense au python de samedi soir…et à nos "coupettes" levées pour ton anniversaire et aussi à tes mots remplis de tristesse…je repense à notre folie commune, si proche…si proche…Je pense à toi et tu manques déjà à ma vie…
Aujourd’hui, je pense que personne n’aurait pu être à la hauteur de ton absolu d’amour et de ton absolu de vie…Tu étais insatiable…et si tu étais exigeante c’est parce que tu engageais toute ton âme dans chacune de tes relations qu’elle soit familiale, amicale ou sentimentale…Il fallait l’avoir compris pour te comprendre…Et j’avais cette chance je crois…
Je suis triste de savoir qu’il n’y a pas de retour en arrière possible…cette phrase est cruelle…et il faudra que je me la répète longtemps encore pour réaliser ce qu’il est entrain de se passer…
Aujourd’hui, je pense à tes grands parents, à Nadine, à Michel, à Thomas, à ta belle sœur et à Vitaly…Je sais moi que tu les aimais tous profondément…Je pense au gouffre que tu laisses en nous tous…Et même si tu es partie en souriant, c’est en vivante que j’aurais aimé boire avec toi un « djérin » et te voir rire à gorge déployée… « Va’s corraredji » Puissant !
Tchoun, comme le trajet d’une étoile filante, ta vie aura été beaucoup trop courte, je trouve… mais je me console un peu…elle aura été unique et intense… Je ne t’en veux pas mais je conserverai à tout jamais une fêlure en moi…je crois que je devrai apprendre à vivre avec…Le soir je regarderai le ciel- je t’en prie, fais moi signe souvent…et rigole, Tchounette, rigole si tu es quelque part…c’est comme ça que tu étais la plus belle !
Au revoir ma folle amie…à une prochaine virée avec les anges…
Amanda PADOVAN- 13/08/2012