 | Madame Thérèse MARISSIAUX Chères cousines, cher cousin, J’apprends avec tristesse le décès de votre maman alors que je suis en France et ne pourrai être avec vous pour les funérailles. Je sais qu’elle était malade depuis longtemps, de cette maladie qui fait partir quelqu’un petit à petit , jour après jour. Il n’empêche que, lorsque le compte à rebours est terminé, le dernier départ est toujours douloureux. Thérèse, que je n’ai connue que de loin en loin, me laisse le souvenir d’une tante attentionnée à toute sa famille, autant à ses enfants, à son mari , à sa propre maman, notre Mamine dont elle s’est tant occupée, ce que je n’oublierai jamais. Et je sais aussi que son dévouement aux autres fut aussi le vôtre pour elle. Thérèse fut pour moi le modèle parfait de la mère au foyer, totalement dévouée à sa famille jusqu’au renoncement à ses propres aspirations, qu’elle a si bien remisées que je ne les ai jamais connues. Je n’oublie pas non plus que, aînée d’une fratrie de huit enfants, elle exerçait déjà une fonction de petite maman à l’égard de ses frères et sœurs les plus jeunes, apprenant très tôt à se dévouer aux autres. Le point culminant de son dévouement fut bien sûr la maladie d’ Edmond , douloureuse pour lui autant que pour elle. Tout ceci exprime à peine ma profonde admiration pour votre maman, à laquelle se greffe une pointe de regret de n’avoir pas pu le lui dire. Avec mes très sincères condoléances à vous tous, à vos enfants et petits-enfants. Marc.
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