 | Madame Myriam VAN EESBEECK A toi Myriam, Aujourd’hui, tu n’es plus là physiquement. Mais toujours présente dans les pensées de ceux qui t’ont connue et aimée. Quand le Signal du Grand Départ retentit, que reste-t-il aux endeuillés ? Sinon les souvenirs et l’empreinte que la Disparue a laissé chez eux et en eux. Myriam, tu n’aurais pas voulu qu’on te plaigne ni qu’on te prenne en pitié. Pour toi, c’était un sentiment inutile et gratuit. Il y a 2 sortes de personnes en ce bas monde : la 1ère catégorie ceux sont qui nous prennent par la main et pleurent avec nous, la 2de catégorie sont ceux qui nous donnent des coups de pieds aux fesses pour pouvoir avancer. Et tu faisais partie de la 2ème bien sûr. Tu avais compris, à tes dépens, que le changement ne se fait jamais sans souffrance. Quels souvenirs laisseras-tu ? Celui d’une Femme au caractère bien trempé, toujours directe et entière. Avec toi, les demi-mesures n’existaient pas, aussi bien pour les autres que pour toi-même. Tu ne jouais aucun rôle, tu as toujours assumé tes actes et tes choix de vie, les bons comme les mauvais. La vie n’a pas toujours été tendre avec toi mais tu l’as toujours prise à bras-le-corps. La coupe était parfois amère à boire mais tu l'as bue jusqu’à la lie. Nous saluons ton courage malgré les épreuves, ton endurance et ta combativité face aux vicissitudes de la vie. Nous retiendrons de toi, l’amour de la bonne chère, des plaisirs partagés, de ont amour des animaux et de la nature. Et même si nos chemins se sont séparés un temps, ils ont fini par se retrouver. Nous nous sommes quittés en bons termes et c’est là l’essentiel. Tu n’avais peur de rien ni de personne, c’était ta plus grande force. Féministe avant l’heure, tu aimais à répéter qu’une femme se devait de s’assumer seule, de ne jamais dépendre de quiconque pour trouver son bonheur. Précepte que moi, ta nièce, Nathalie, j’ai toujours essayé d’appliquer. Tu pensais que la Vérité était libératrice, mais tes manières souvent abruptes démontraient surtout ta quête d’authenticité. Tu étais beaucoup de choses mais pas faible, il faut reconnaître cette grande qualité , car c’est en train devenir si rare de nos jours et dans nos contrées. Nous tenons à remercier tes voisins de Wellin, pour leur accompagnement jusqu’au bout, surtout Christian, qui t’ont accompagné dans tes derniers instants, ainsi que le travail formidable du personnel du CHU de Dinant. Merci au Docteur Musat de son empathie et de son humanité envers nous. A titre personnel, ta nièce, moi, Nathalie : Hier soir, je regardais le ciel, un étoile brillait plus fort que les autres, j’ai aimé penser que c’était Toi. A présent, tu ne souffres plus, ni dans ton cœur, ni dans ta chair. Tu as pris ton envol pour un monde meilleur. Au revoir, Myriam. Philippe, Lina, Nathalie, David et Topaze.
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