Hommage
Tante Georgine,
Je garderai de toi le souvenir d'une personne si gentille... Tu me faisais tellement penser à ma grand-mère, ta soeur... La même maladie vous a affaiblies et emportées bien trop tôt. Aujourd'hui tu la rejoins là-haut... Je suis sûre que tu vas l'aider à veiller sur toute ta famille, toute sa famille, toute notre famille.
Envoie plein de courage à tes enfants et petits-enfants, pour qu'ils puissent remplir ton absence des meilleurs souvenirs.
Julie Bissot- 04/12/2009
Hommage
Cela rejoint le témoignage de son cousin Willy qui nous a écrit qu'il gardait d'elle un souvenir de bonne humeur, de joyeux entrain, de gentillesse et d'intérêts aux autres.
Papa, grâce à son caractère trempé, s'est donné corps et âme pour la garder auprès de lui, jusqu'à l'épuisement fatal. Nous lui en sommes reconnaissants. Bien que nous ayons essayé de le persuader d'accepter plus d'aide externe, il n'en a évidemment fait qu'à sa tête, persuadé que lui seul pouvait bien s'en occuper.
Ce qu'il a fait pour elle est remarquable, mais il y a écourté sa vie.
Nous souhaitons vous remercier pour votre présence qui nous réconforte, mais plus particulièrement ceux qui ont eu la gentillesse de continuer à aller la voir au home. Ils n'étaient pas nombreux et ils se reconnaîtront.
Un tout grand merci au personnel du home La Concille de l'attention qu'il lui a portée pendant les dix-huit mois qu'elle y a séjourné. Leur travail n'est pas facile et demande beaucoup de patience et de respect envers les personnes âgées surtout quand elles ont besoin de soins importants.
Nous sommes persuadés que sa mort est une délivrance de ses maux terrestres et nous espérons qu'elle retrouvera là-haut toutes les personnes qu'elle a tant aimées.
Guy Leclère- 02/12/2009
Hommage
Difficile de dire MAMAN sans être pris d'émotion.
Surtout que notre maman était un modèle de douceur.
Sa vie a été composée de trois grandes étapes : sa jeunesse à Florenville, son mariage avec un éloignement pendant environ trente ans en Allemagne puis son retour en Belgique.
De sa jeunesse, nous n'en savons pas grand-chose, Nous savons qu'elle est née à Watrinsart et qu'elle en était très fière, même si papa la charriait parfois avec ses origines rurales. Cette fierté lui provenait de l'admiration qu'elle avait pour son papa, même si la communication semblait quelque peu ardue.
Elle exprimait souvent son grand regret que nous n'ayons pas connu sa maman qui les a quittées beaucoup trop tôt.
Elle a ensuite habité aux Epérires dont nous gardons en tête la vue superbe sur Florenville, mais aussi du fouet qui pendait dans le couloir d'entrée, ainsi que l'odeur du bois qui chauffait à longueur de journée la cruche à café posée sur le poêle. Papa ne pouvait pas s'empêcher de lancer un : « café bouillu, café foutu ».
Nous nous souvenons comme elle était jolie sur cette photo prise l'hiver 55 ou 56, sur laquelle tous deux s'esclaffaient en se lançant des boules de neige.
Le 13 septembre 1958, année de l'exposition universelle, ils se marièrent...pour le meilleur et pour le pire.
Comme papa remplissait son devoir de militaire de carrière en Allemagne, elle l'y a rejoint. Ses débuts ont été très difficiles lorsqu'ils ont habité à la Piusstrasse à Düren. Leurs conditions de logement étaient exécrables. Elle a beaucoup pleuré, mais elle tenu bon. Les retours en Belgique étaient rares : tous les trois à quatre mois seulement. Nous vivions cela comme une véritable expédition. Imaginez-vous nos premiers retours en 2 CV, puis en Coccinelle sur des routes pas toujours en bon état. (Mais ca, ca n'a pas beaucoup changé) et dans des conditions atmosphériques parfois dantesques.
Nous avions une relation privilégiée avec maman, car comme papa partait deux à trois mois par an en man?uvres, nous nous retrouvions seuls. Il fallait donc se serrer les coudes et une grande solidarité s'installait entre les femmes qui se trouvaient dans la même situation.
C'est ainsi que nous nous sommes trouvés des oncles et tantes d'Allemagne comme Marin et Denise, Jean et Yvonne. Et puis nous avions aussi le Nonon Daniel et la Tante Hilde qui vivaient la même expatriation.
A vrai dire, nous avions quelques difficultés à nous situer. En Allemagne, on nous appelait « Gastarbeiters » (travailleurs étrangers) et lorsque nous revenions à Lacuisine, nous entendions parfois siffler « Ah! V'là les Boches », probablement à cause des plaques particulières sur nos voitures.
Bref, tout cela pour dire que nous nous sommes créés un cocon familial élargi et que notre relation avec maman était intense.
Elle a canalisé tout son amour sur ses quatre fils. Ceci dit, elle aurait toujours voulu avoir une fille, mais pas de chance. Rassurez-vous, elle a toujours dit qu'elle a eu plus facile avec quatre garçons qu'avec quatre filles. Et elle savait de quoi elle parlait puisqu'elles étaient 4 filles à la maison.
Nous n'aurons jamais assez de mots pour lui dire merci et j'espère que les moments de tendresse que nous avons eu avec elle ont été suffisants pour la réconforter dans les moments difficiles qu'elle a vécus en Allemagne.
Enfin est arrivée la troisième étape de sa vie : le retour à Florenville. Vous ne pouvez pas savoir comme elle a été heureuse de retrouver les siens, mais aussi les Chamaillots. Beaucoup de ses amies et amis d'enfance en étaient encore membres. Malheureusement, les nombreuses thromboses qu'elle a faites l'ont de plus en plus handicapée. Pourtant chaque sortie avec les Chamaillots lui redonnait un courage immense.
Et puis qu'est-ce qu'ils aimaient tous les deux recevoir la famille et leurs amis à la maison.
Outre le cholestérol et la goutte, ils nous ont transmis cette passion de la bonne table.
(voir suite)
Guy Leclère- 02/12/2009